édito

L’agriculture Française va-t-elle enfin faire face à l’avenir de manière conquérante et sereine ?

 

2017 a permis une moisson correcte en terme de volume de production, ce qui soulage bon nombre de régions où le spectre d’une deuxième année très compliquée était dans tous les esprits.

 

Ce volume permet t-il une meilleure vision d’avenir ?

 

Il nous semble que nous en sommes très loin car les projets d’avenir nationaux et Européens pour l’agriculture sont au point mort.

 

Le mot « adaptation » est dans toutes les bouches et l’absence d’idées et de projets caractérisent chaque décision politique.

 

Les agriculteurs sont aussi fautifs.

 

Fautifs d’avoir tant de manque d’espoir qui les conduit à un manque de révolte et de colère.

 

Car comment ne pas être en colère quand on sait que les prix actuels d’achats des produits agricoles n’ont jamais été aussi bas depuis plus de 40 ans ?

 

Comment ne pas se révolter par les quantités des produits importés qui pénètrent chaque jour la zone Euro, affaiblissant ainsi un peu plus chaque jour les producteurs Européens pour un dessein bien trouble.

Comment ne pas vouloir faire entendre la voix de ceux qui font par rapport à la voix des « ventres pleins » qui insultent et dénigrent un peu plus chaque jour le travail des producteurs agricoles.

 

Nos anciens disparus n’auraient pas supportés pareil affront car la fierté et l’honneur dirigeaient leur pas.

La guerre les avait endurcis et ils savaient par quoi ils avaient dû passer pour reconstruire la France.

 

Toutes ses privations et sacrifices pour avancer et évoluer malgré la peur et nourrir une population qui ne connaitrait plus jamais les privations et les manques de l’avant-guerre.

 

Aujourd’hui le budget de l’alimentation a été divisé par deux passant de 36% après-guerre à 16% du budget des ménages aujourd’hui et la population n’a pas de mémoire.

 

Une Europe sans projet, une économie morose et une course au prix bas conduit tous les producteurs du monde vers une issue certaine.

 

De grosses exploitations en Europe connaissent la faillite et entrainent avec elle beaucoup de monde montrant ainsi la fragilité et l’aberration du modèle proposé.

 

S’adapter pour grossir n’est sans doute pas le bon modèle et Jean de la Fontaine l’avait bien décrit en son temps avec « la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf »…

 

Un peu de bon sens et de respect et les choses pourraient changer radicalement.

 

Tous ces éléments ne peuvent évoluer sans une belle relation humaine, franche et forte et nous sommes toujours aussi motivés et fiers de vous accompagner chaque jour !

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